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C'est de sa mère que Christian Constant tient sa passion
pour la cuisine. Dès son plus jeune âge, il coupait
les légumes sur les grandes tables en bois des cuisines familiales
dans le Sud-Ouest, avant de commencer son apprentissage, à
14 ans, dans un restaurant de la région.
Quatre ans plus tard, ses obligations militaires remplies, il alla
frapper à la porte du prestigieux restaurant Ledoyen
à Paris et occupa tous les postes de travail pendant sept
ans. Il décida ensuite de rejoindre sa tante, plus que ravie
de l’accueillir auprès d’elle, dans son petit
restaurant Chez les Anges, une étoile au Michelin.
Après son expérience au Ritz, Christian Constant
prit la tête du luxueux restaurant du Crillon, Les Ambassadeurs,
deux étoiles au Michelin, et donna naissance, au fil de huit
années de gloire, à une nouvelle génération
de jeunes chefs de talent, fiers d’appartenir à la
Génération Constant.
A l’âge de 45 ans, Christian Constant décida,
malgré son attachement au Crillon, que l’heure était
venue de réaliser le rêve que caresse tout chef :
ouvrir son propre restaurant. « J’avais besoin
de me lancer un nouveau défi et je voulais être mon
propre patron », dit-il. Le jour de son anniversaire,
en 1998, le rêve de Christian Constant devenait réalité
et Le Violon d'Ingres, 60 couverts, ouvrait ses portes.
Un nom choisi en hommage au peintre Jean Auguste Dominique Ingres
(1780-1867), originaire comme lui de Montauban et qui l’a
toujours fasciné. D’ailleurs, lorsque vous parcourrez
le magnifique menu sur papier parchemin d’inspiration néo-classique
et que vous étudierez minutieusement le décor contemporain,
vous goûterez alors pleinement au style Christian Constant.
Mais peut-être que rien de tout cela ne serait arrivé
si Christian Constant n’avait pas rencontré son épouse
Catherine, à l'époque où on lui proposait de
donner des cours de cuisine sur le Queen Elisabeth II. Catherine,
en provenance de la belle Ecosse, travaillait sur le bateau comme
Assistante steward du chef d’équipage. Depuis, ils
n’ont jamais fait escale... De leurs deux fils, Charley et
Benjamin, l’aîné, le plus jeune de la Génération
Constant, est déjà un fin palais. D’ailleurs,
il n’hésite pas à tout goûter et à
donner son avis sur les nouvelles recettes. « Chaque
repas est un peu comme passer un examen devant un jury »,
dit Catherine en plaisantant. Aux côtés du maître
d’hôtel du Violon d'Ingres, elle s’occupe
des réservations, du recrutement du personnel et de l’administration.
Après avoir ajouté deux adresses supplémentaires
à son répertoire, une expérience passionnante,
le couple Constant compte trois restaurants qui offrent aujourd'hui
un service de vente à emporter, à condition de commander
au moins une heure à l’avance.
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